Evaluer, pas contrôler !

Modalités d’évaluation :

Une approche située, créative et engageante

 

1. L’évaluation située : ancrée dans l’action et le vécu

Ici, pas de QCM ni de grilles standardisées ! L’évaluation est intégrée aux situations réelles des stagiaires, tout au long de la formation.

Elle repose sur :

  • L’analyse de cas concrets apportés par les participants, transformés en supports d’apprentissage et d’auto-évaluation.
  • Des retours en temps réel lors des ateliers (ex : « Qu’est-ce que cette situation vous révèle sur votre posture ? »).
  • Un carnet de bord individuel (rempli au fil des 2 jours) pour tracer les prises de conscience, les questions émergentes, et les pistes d’action.

Pourquoi ? Parce que l’évaluation a du sens quand elle est liée à l’expérience et qu’elle nourrit l’action.


2. Le tour de table « à la manière d’un cercle de parole »

En clôture de chaque demi-journée, un temps d’échange ritualisé et bienveillant :

  • Un objet symbolique (ex : une pierre, un bâton de parole) circule pour marquer la prise de parole.
  • Trois questions guides (au choix) :
    • « Une tension que j’ai mieux comprise aujourd’hui… »
    • « Un outil que je teste demain dans mon quotidien professionnel… »
    • « Une question qui m’habite encore… »
  • Pas de jugement, mais des rebonds : les autres participants et la formatrice reformulent, complètent, ou proposent des pistes.

Pourquoi ? Pour créer du lien, valider les apprentissages de manière collective, et garder une trace vivante des progrès.


3. L’écriture réflexive : « La lettre à soi-même »

En fin de formation, chaque stagiaire rédige :

  • Une lettre adressée à son « moi professionnel » (format libre : texte, dessin, mind map…), avec :
    • Un bilan : « Ce que j’ai découvert sur ma posture… »
    • Un engagement : « Ce que je m’autorise à changer… »
    • Une ressource : « Ce qui me donnera de la force pour agir… »
  • Option : La lettre peut être cachetée et postée 1 mois plus tard (par la formatrice ou un·e pair), pour un retour surprise et une réactivation des engagements.

Pourquoi ? Parce que l’écriture fixe les intentions et crée un ancrage émotionnel fort. Et parce qu’un engagement différé a plus de chances d’être tenu !


4. L’évaluation « en mouvement » : Le « mur des postures »

Un espace visuel et collaboratif, mis à jour tout au long de la formation :

  • Un tableau ou un mur où chaque stagiaire place :
    • Des post-it avec des mots-clés sur sa posture (ex : « contrôle », « écoute », « doute »).
    • Des flèches pour montrer les évolutions (« Avant/Après », « Tensions/Leviers »).
    • Des photos ou dessins (si le groupe est à l’aise) pour illustrer des situations marquantes.
  • Un temps de visite guidée en fin de formation pour observer les chemins parcourus et identifier les points communs.

Pourquoi ? Pour rendre visible l’invisible (les changements de posture), et célébrer les progrès de manière collective et ludique.


5. Le « cadeau d’apprentissage » (optionnel mais puissant !)

En clôture, chaque stagiaire offre un « cadeau » symbolique à un·e autre participant·e :

  • Un conseil, une ressource (livre, article), ou une métaphore qui résume ce qu’il/elle a retenu de l’autre.
  • Exemple : « Jean, je t’offre cette image de funambule, parce que tu as su trouver l’équilibre entre fermeté et bienveillance aujourd’hui. »

Pourquoi ? Pour renforcer les liens, valoriser les forces de chacun, et clore la formation sur une note positive et mémorable.